À propos de l'humidification chirurgicale

Effets du CO2 sec et froid sur le péritoine

Lorsque le gaz froid et sec passe au-dessus du tissue péritonéal, it extraie la chaleur et l’humidité du corps.  Ce dessèchement entraîne la réduction et la disparition progressive des microvillosités sur les cellules mésothéliales. Les cellules mésothéliales commencent alors à se gonfler et se rétracter, rompant les jonctions cellulaires.  Enfin, un grand nombre de cellules subissent une apoptose puis se détachment de la membrane basale, la laissant exposée.
 

Effets du CO2 chaud et humidifié sur le péritoine

L’utilisation de CO2 chaud et humidifié au cours de interventions chirurgicales préserve l’intégrité et le bon fonctionnement du péritoine. Elle permet de protéger le patient contre les douleurs et l’hypothermie, tout en réduisant le risqué d’ISO, d’adhérences et de métastases.

Bénéfices de l'humidification chirurgicale

L’humidification chirurgicale permet de réduire le dessèchement cellulaire et le refroidissement par evaporation en administratn du CO2 chaud et humidifié au corus des interventions chirurgicales ouvertes et cœlioscopiques. Cela réduit nettement le risque de complications postopératoires et les coûts associés.


Le CO2 généralment utilisé en chirurgie cœlioscopique et l’air ambiant en chirurgie ouverte ont des caractéristiques très différentes des conditions ambiantes qui prévalent dand le corps humain, et ils prélèvent directement chaleur et humidité sur le patient, pourtant déjà fragilisé. Le dessèchement du péritoine servient rapidement après une exposition, occasionnant des lésions cellulaires et une exposition de la membrane basale.


Le dessèchement et le refroidissement par évaporation associé peuvent se manifester par des complications postopératoires importantes, notamment des infections du site opératoire (ISO), des métastases et des adhérences.
 

Amélioration des soins aux patients et des résultats grâce à l'humidification chirurgicale

 L'humidification chirurgicale a montré une réduction significative du risque de complications postopératoires et des coûts associés.

L’hypothermie peropératoire involontaire est une complication courante des interventions chirurgicales. Elle est associée à une multitude de consequences néfastes pour le patient mais elle est pourtant évitable en utilisant du CO2 chaud et humidifié.


Les images thermiques ce-dessus montrent les effets refroidissants de 2 heures d’insufflation de CO2 froid et sec en cœlioscopie par rapport à l’insufflation de gaz chaud et humidifié sur un modèle porcin. 

En chirurgie ouverte, “le CO2 chaud et humidifié permet d’augmenter nettement la température dans la plaie et la température corporelle au cours d’une chirurgie abdominale et de maintenir la normothermie. Frey et al., 2012


Graph reproduced from Frey et al., 20123

Des tests cliniques démonstrent une réduction du taux d’ISO de 12.1% à 4.7% grâce à l’utilisation de CO2 chaud et humidifié en chirurgie colorectale par cœlioscopie. 

Les changements sous-cutanés en termes de tension en oxygène indiquent la survenue d’infections du site opératorie. Plus la plaie est oxygénée, moins elle risque une infection.


Des recherches sur des modeles murins demontrent que l’augmentation moyenne de la pO2 (pression partielle d’oxygene tissulaire) ave du CO2 chaud et humidifie est de 29.8 mmHg
Une augmentation de la pOpar rapport a la base de reference superieure a 25 mmHg est cliniquement pertinente
Une augmentation de 25 mmHg de la pO2 indique une baisse de 30 % du taux d’ISO.
Une baisse de 40 à 50% de la pO2 indique clairement une fuite anastomotique.


On constant une baises immediate de la pO2 a l’arret du COchaud et humidifié.Le graphique ci-dessus montre le changement dans l’oxygénation tissulaire en cas d’exposition à l’air ambient ou au CO2 humidifié sur un modèle murin. Les zones ombrées indiquent les moments où l’insufflation de gaz chaud et humidifié était appliquée. 


Les études ont montré que l’insufflation locale de CO2 chauffé et humidifié lors des coelioscopies et des interventions chirurgicales ouvertes permet de réduire les coûts de traitement par patient.



Les modèles mathématiques développés de maniere indépendante par York Health Economics Consortium montrent que la dépense moyenne liée au traitemenet des complications post-opératoires d’une opération de chirurgie colorecatle diminue de plus de 25 000 € pour 100 patients. Cela est lié à la réduction significative de l’inicidence des complications postopératoires à la fois pour les cœlioscopies et por les opérations ouvertes.

L’uitilisation de CO2 chauffé et humidifié lors d’une colosocpi réduit les douleurs postopératoires et l’hypothermie par rapport a l’utilisation de COsec. Le recours aux analgésiques est également moindre, ce qui permet d’éviter les effets indésirables des narcotiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Sajid et al., 2008 

Réduction des adhérences et des métastases péritonéales

Regardez cette vidéo pour voir comment le péritoine sert de barrière évitant la formation d'adhérences et l'implantation tumorale. Lorsque la couche protectrice des cellules mésothéliales est rompue par l’exposition à du CO2 froid et sec, la membrane basale est exposée.

“Les cellules tumorales remplissent rapidement les espaces laissés par les cellules mésothéliales, ce qui suggère que les cellules tumorales ont une grande affinité préférentielle pour la membrane basale. Les cellules tumorales envahissent littéralment le tissu conjonctif avant d’y proliférer”. Volz et al., 1999